BIOGRAPHIE

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D'où vient Bologne ?

 ELEMENTS BIOGRAPHIQUES

Né à Liège (Belgique) le 4 septembre 1956; nationalité française.
Études de philologie romane à l'Université de Liège (1974-1978),
mémoire sur La Genèse des mètres gallo-romans.
Fondateur et éditeur responsable d'une revue littéraire bimestrielle, Ouvertures,
parue régulièrement de 1979 à 1984.
1981-1982 : Service militaire
1982 : installation à Paris
1982 - 1993 : Critique littéraire à La Wallonie  de Liège et occasionnellement
dans d'autres supports (R.T.B.F., Magazine littéraire, Temps-Livre, Tageblatt, Le Carnet et les Instants ...)
1986-1987 : directeur de collection aux éditions de la Nouvelle République (Tours).
Depuis, se consacre essentiellement à l'écriture.

Depuis  1993 et actuellement : enseigne l'iconologie médiévale à l'ICART (Institut supérieur des carrières artistiques, Paris).
Depuis 2002, administrateur de la Société des Gens de Lettres.
        - 2002-2008 : Secrétaire général
        - Depuis janvier 2009 : responsable du patrimoine.
        - Depuis juin 2010 : Président

Adhère au mouvement littéraire "Nouvelle Fiction"
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NOTICES BIOGRAPHIQUES

La notice biographique constitue un genre littéraire périlleux auquel j'ai parfois été invité à me livrer... Voici quelques variations sur ce thème imposé.
Notices libres de reproduction.

Classique

Jean Claude Bologne est né à Liège en 1956.
Après sa licence en philologie romane (1978) et un vol plané dans l'enseignement communal liégeois, il est tombé en chute libre dans le service militaire (1981). Dix mois de sa vie à mesurer l'âme des canons, et quarante ans à tâcher de mesurer la sienne. Jusqu'à présent, les canons semblent l'avoir emporté, mais il n'a pas dit son dernier mot.
Il a dirigé pendant cinq ans (1979-1984) une revue littéraire bimestrielle, Ouvertures, qui l'a surtout ouvert lui-même. Quand il s'est retrouvé dehors, il s'est fixé à Paris (1982).
Après avoir tâté de la critique littéraire à La Wallonie  (1982 - 1993) et dans quelques autres media (R.T.B.F., Magazine littéraire, Temps-Livre, Tageblatt...), il est retourné à l'enseignement à dose homéopathique et donne depuis 1993 des cours d'iconologie médiévale à l'ICART (Institut supérieur des Carrières Artistiques, Paris).
L'essentiel de son activité reste consacré à l'écriture. Il a publié une trentaine de livres  dans trois domaines différents : essais (essentiellement de sociologie historique), dictionnaires d'allusions, fictions (romans, nouvelles, contes, apologues, en taillle décroissante). Principaux livres disponibles en poche : Histoire de la pudeur (1986), La faute des femmes (roman, 1989, prix Victor Rossel), Histoire du célibat et des célibataires (2004), Le frère à la bague (roman, 1998), Derniers livres parus : L'ange des larmes (Calmann-Lévy, 2010), Pudeurs féminines (Seuil, 2010), Histoire de lacoquetterie masculine (Perrin, 2011)...
Il participe notamment aux activités de la Nouvelle Fiction et est administrateur de la Société des Gens de Lettres depuis 2002. Il en a été successivement, voire conjointement, secrétaire général, responsable du patrimoine et, depuis juin 2010, président.
Signe particulier : des difficultés à parler de lui à la première personne. Pourtant, il jure qu'il n'est pas un autre.

Notice longue

Jean Claude Bologne est né à Liège (Belgique) en 1956. Philologue, médiéviste, il a publié une trentaine d'ouvrages, romans, essais, dictionnaires...

          Etudiant en philologie romane de 1974 à 1978, il participe activement, comme auteur, metteur en scène ou acteur, au Théâtre Universitaire de Liège, puis fonde une revue littéraire bimestrielle,  Ouverture, qui paraît régulièrement de 1979 à 1984. Il obtient son diplôme avec un mémoire sur la Genèse des mètres gallo-romans. Parti pour Paris en 1982 après son service militaire, il y devient pendant une douzaine d'années critique littéraire pour le Magazine littéraire, la Wallonie, la RTBF, le Tageblatt... Depuis 1995, il a renoncé à toute activité critique.
          Après avoir été, pendant un an (1986-1987), responsable des collections aux éditions de la Nouvelle République de Tours, le succès de l'Histoire de la Pudeur (1986) lui permet de vivre de sa plume. Ce livre, qui bénéficie d'une large couverture médiatique (passage chez Bernard Pivot à Apostrophes), obtient le prix Thérouanne de l’Académie Française et le prix des Jeunes talents de la Province de Liège. Il a été réédité plusieurs fois, en club et en poche, et traduit en plusieurs langues. Il a régulièrement écrit, par la suite, des essais d'histoire des mentalités parmi lesquels  Histoire du mariage en Occident (Lattès, 1995), Histoire du sentiment amoureux (Flammarion, 1998), Histoire du célibat et des célibataires  (Fayard, 2004), Histoire de la conquête amoureuse (Seuil, 2007)...
          Son premier roman, La Faute des femmes (Les Eperonniers, 1989), est couronné en Belgique par le prix Rossel. Parallèlement à ses livres d'histoire, il publie alors une dizaine de romans : Le dit des béguines (Denoël, 1993), Le frère à la bague (Le Rocher, 1998), L'homme-fougère (Fayard, 2004), L'ange des larmes (Calmann-Lvy, 2010)... Il a rejoint en 1992 le groupe de romanciers de la Nouvelle Fiction, avec lequel il a publié plusieurs recueils collectifs.
          Le troisième volet de son activité littéraire répond plus spécifiquement à sa formation de philologie romane : quatre dictionnaires d'allusions (Larousse), un essai sur la langue française, Voyage à travers ma langue (Belles Lettres, 2001).
          Il est membre du jury Prométhée depuis 2000 et anime depuis 2010 un atelier d'écriture au Prix du Jeune écrivain de Muret. Depuis 1993, il enseigne l'iconologie médiévale à l'Institut Supérieur des Carrières artistiques (ICART), à Paris. Membre actif de la Société des Gens de Lettres, il en a été secrétaire général  2002 à 2008 et occupe depuis les fonctions de responsable du patrimoine et de président (2010-       ).

Notice 2056

Jean Claude Bologne, qui fête cette année 2056 son premier centenaire, est parmi les derniers survivants d'un art ancien nommé "littérature", forme archaïque de notre livristique. On lui attribue une cinquantaine d'ouvrages, nombre exorbitant si l'on considère qu'aucun homme sensé ne peut en lire autant dans toute une vie, et qu'aucun scripteur ne perdrait son temps à en produire en si grand nombre, contre toutes les lois du marché. Ceux dont l'authenticité est le moins douteuse appartiennent au genre désuet du roman. Ceux qui les ont lus affirment qu'ils ne contiennent ni recettes de cuisine ni conseils pour maigrir, ce qui nous dispense d'en parler davantage. La psychocritique a noté chez ces lecteurs les mêmes troubles du regard que chez ceux d'auteurs depuis longtemps colloqués; aussi son procès est-il actuellement en cours. Sa théorie du mysticisme athée a cependant déjà été condamnée au Ier concile œcuménique intersidéral et au Ier congrès hédonico-matérialiste intergalactique. On est prié de rapporter à l'unité centrale tout exemplaire qui aurait échappé aux investigations.

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